L’Atlas des migrations environnementales lu par Élisabeth Vallet (Radio-Canada Première)

L’Atlas des migrations environnementales lu par Élisabeth Vallet
(Plus on est de fous, plus on lit!, Radio-Canada Première, 5 octobre 2016)

 

 

À l'instar des guerres, les changements climatiques entraînent des déplacements de populations et des coûts importants. Dans le contexte où les migrations environnementales s'accentueront, que doit-on faire? « C'est beaucoup moins cher d'agir », plaide Élisabeth Vallet, professeure associée au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), qui se range derrière les conclusions des auteurs de l'Atlas des migrations environnementales.

« Cet ouvrage dit : "Est-ce qu’on peut mesurer ce que coûte l’adaptation aux changements climatiques pour protéger ces populations et est-ce qu’on peut mesurer ce que coûterait le fait de ne pas chercher à s’y adapter?" […] Le coût des dommages, évalué aujourd’hui pour 2100, serait de 16,9 milliards d’euros si on ne fait rien, alors qu’il serait de 2,3 milliards d’euros si on agissait », fait remarquer Élisabeth Vallet.

Rappelons que chaque année, 25 millions de personnes sont déplacées en raison des catastrophes naturelles et des changements climatiques.

Selon elle, l’ouvrage de Dina Ionesco, Daria Mokhnacheva et François Gemenne, trois spécialistes en migrations environnementales, est fondamental et donne les clés pour répondre à un des plus grands défis du 21e siècle.

Ce qu’ils expliquent vraiment très bien, c’est tous les moyens que l’on pourrait mettre en œuvre, à partir du constat qu’ils établissent, pour éviter de faire en sorte que la planète au complet soit touchée irrémédiablement, et que ça coûte extrêmement cher, et que les générations futures soient affectées par ça.

Élisabteh Vallet rappelle que ces moyens passent, entre autres, par certaines mesures d’exploitation de l’eau ainsi que par des limitations en ce qui concerne l’accaparement des terres.

« Ce qui est important de noter, c’est que la très grande majorité des migrations sont forcées et pas volontaires. […] Il faut trouver des mesures d’adaptation qui vont faire que les populations vont choisir délibérément de rester chez elles. »

Il y a des moyens d’agir et je pense que ce livre est un plaidoyer.

Référence :

Atlas des migrations environnementales, de Dina Ionesco, Daria Mokhnacheva et François Gemenne, Presses de Sciences Po, 2016

Source: http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-o...
Source: https://www.youtube.com/watch?v=y9twf7tKFAM